Exposition temporaire


L'art du calcul

Dès le 21 septembre (ouverture progressive)

Comment l’ordinateur, conçu pour calculer, a-t-il transformé notre manière de créer, de représenter et d’interagir?

Calculer. Telle est la fonction première de l’ordinateur. Pourtant, dès les premières décennies de l’informatique, scientifiques, ingénieurs, artistes et designers comprennent que la machine peut faire bien davantage: produire des images, inventer des formes, donner corps à des personnages et ouvrir la porte à de nouveaux univers numériques.

L’art du calcul raconte une partie de cette aventure, là où informatique, création et recherche se rencontrent. Du pixel aux œuvres conçues à l’aide d’algorithmes, des premiers humains virtuels aux environnements immersifs, une même histoire se dessine: celle de femmes et d’hommes qui expérimentent avec les possibilités de machines encore nouvelles et repoussent peu à peu les frontières de ce qu’elles permettent de créer, de représenter ou d’expérimenter.

À la fin des années 1960, Manfred Mohr emprunte l’une de ces voies. Géométrie, mathématiques et programmation deviennent les fondements d’un langage visuel singulier. L’artiste définit les règles, écrit les algorithmes; la machine les exécute. L’ordinateur n’est pas l’artiste: il devient un nouvel outil entre ses mains.

À partir des années 1980, dans les laboratoires de l’EPFL et de l’Université de Genève, une autre frontière est explorée: faire entrer l’être humain dans l’image numérique. Autour de Nadia Magnenat-Thalmann, Daniel Thalmann, puis Ronan Boulic, plusieurs générations de chercheurs donnent corps à des humains virtuels, les font marcher, évoluer et interagir dans des mondes numériques. Des recherches menées alors que les ordinateurs disposent d’une puissance sans commune mesure avec celle d’aujourd’hui.

Et puis il y a le pixel. Élément constitutif de l’image numérique, il devient aussi un langage visuel. Dans les premières interfaces graphiques, designers et graphistes composent avec un nombre limité de pixels pour créer des icônes capables de rendre la machine plus intuitive et familière. De l’interface au pixel art, cette contrainte technique devient peu à peu un véritable terrain de création. Ce chapitre viendra prochainement compléter l’exposition.

Objets, archives, films et dispositifs à expérimenter permettent de parcourir cette histoire. L’art du calcul invite ainsi à regarder l’informatique autrement: non seulement à travers les machines et leurs performances, mais à travers ce que des femmes et des hommes ont imaginé d’en faire.

Demander une visite guidée

Remerciements

Manfred Mohr

L’algorithme au service d’un langage artistique

Manfred Mohr et Estarose Wolfson – Pour leur confiance, leur disponibilité et la mise à disposition des archives et documents présentés dans l’exposition.

Marielle Stamm – Pour son soutien dans l’organisation de la rencontre avec Manfred Mohr et Estarose Wolfson et pour le don d’archives au Musée Bolo.

Aurélie Agui – Historienne de l’art, pour sa contribution au dispositif, ses recherches autour de l’œuvre de Manfred Mohr et son accompagnement dans la documentation des contenus.

Anne-Sylvie Weinmann – Rédactrice de Mémoires vives, pour la conduite et la réalisation des entretiens avec Manfred Mohr et Estarose Wolfson.

Cédric Gaudin – Président de la fondation Mémoires Informatiques, pour sa participation aux entretiens avec Manfred Mohr et Estarose Wolfson.

Aux origines du virtuel

Daniel Thalmann – Professeur honoraire de l’EPFL et fondateur du VRlab, pour sa confiance et son soutien à ce projet.

Nadia Magnenat-Thalmann – Professeure honoraire de l’Université de Genève et fondatrice de MIRALab, pour sa confiance et son soutien à ce projet.

Ronan Boulic – Fondateur et directeur de l’Immersive Interaction Group, pour sa confiance, son soutien et le don au Musée Bolo d’une partie du patrimoine scientifique du VRlab et de l’IIG à l’occasion de la fermeture du laboratoire en 2026.

mirouille – Infographiste 3D au VRlab pendant près de quinze ans, pour son aide précieuse, le partage d’archives et son accompagnement dans la sélection et la documentation des contenus présentés.

Le Musée Bolo tient également à saluer le travail de l’ensemble des chercheurs, doctorants, ingénieurs, étudiants et collaborateurs qui ont participé aux recherches menées au VRlab de l’EPFL, au MIRALab de l’Université de Genève et à l’Immersive Interaction Group.


Gestion de projet

Coordination et réalisation
Cédric Gaudin et Daniela Perren


Partenaires principaux


Adresse

Musée Bolo
Bâtiment INF – Faculté Informatique & Communications de l’EPFL – Niveau 0 (INF 094.7)
Station 14 – 1015 Lausanne – Suisse

Exposition visible de 8h – 19h du lundi au vendredi.
Entrée libre.